A tous ces cadres qui n’ont jamais vraiment choisi, changez !

Cadres: changez !J’ai identifié plusieurs groupes de personnes susceptibles de projeter une reconversion professionnelle. Je m’adresserai directement à chacun d’entre eux, petit à petit.

 

Cadre et reconversion professionnelle

 

Aujourd’hui, je vais commencer par une population nombreuse que je connais bien et qui se pose énormément de questions ! Je parle bien sûr de tous les jeunes (et moins jeunes) cadres dynamiques !

Car il faut savoir que les plus talentueux d’entre nous sont souvent les plus paumés, car ils sont mis sur des rails tout tracés dès le plus jeune âge !

 

 

 

Une voie toute tracée

Une voie toute tracée…

Notre système est bien fait et bien rodé : ces jeunes gens n’ont aucunes difficultés scolaires et réussissent leur baccalauréat avec brio. Poussés par leur entourage, par la société, mais aussi et surtout par leur envie de réussite et de reconnaissance, ils intègrent majoritairement une classe préparatoire.

Là, ils s’enferment pendant 2 ou 3 ans, non pas pour aller vers la formation qui leur permettra d’exercer le métier de  leurs rêves, mais tout simplement pour réussir leurs concours et intégrer la meilleure école !

Et c’est exactement ce qu’ils font ! Ils passent leurs concours et choisissent la meilleure école qui leur ouvre les portes, meilleure selon un classement publié annuellement par des magazines spécialisés.

Une fois dans ces écoles, d’ingénieur, de commerce ou de management, ils découvrent un nouveau monde et ils choisissent bien souvent les options qui leur déplaisent le moins. A ce stade, ils n’ont toujours aucune idée du métier qu’ils vont exercer, même après 3 ou 4 ans d’étude post-bac.

 

Jeunes diplômés

 

Une fois leur diplôme en poche, ils postulent à des offres d’emploi sans comprendre le quart de ce qu’elles signifient vraiment. Et, comme pour le choix de leur école, ils prennent l’emploi qui leur est proposé le mieux payé, dans l’entreprise la plus prestigieuse.

Prestigieuse selon un classement implicite que tout le monde reconnaît. Il y a donc de fortes chances pour qu’ils se retrouvent en région parisienne, qui concentre la grande majorité des sièges sociaux des grandes entreprises. On trouve ainsi à Paris de nombreux ghettos regroupant de jeunes diplômés, souvent en couple, débutant une carrière modèle et toute tracée. Vive la diversité !

 

 

La découverte du monde de l'entreprise

La découverte du monde de l’entreprise…

 

Bref, une fois en poste, ils découvrent enfin les nouvelles règles du jeu et enfilent le costume du parfait jeune cadre dynamique. A ce moment-là, ils prennent bien soin de refouler tout au fond d’eux tous leurs rêves et désirs d’enfant, car, dit-on, c’est bon pour la carrière…

Et j’avoue que c’est nécessaire pour tenir. Ce monde est comme une centrifugeuse. Il faut se conformer au modèle et rester au centre du système. A la moindre dérive, au moindre rêve affirmé, au moindre comportement un peu différent, vous vous retrouvez à la périphérie de cette centrifugeuse et vous en êtes tout simplement éjectés.

Petit à petit, ces jeunes, qui n’ont jamais vraiment fait de choix car la porte d’en face leur était toujours ouverte, se fondent dans un moule et dans un monde qu’ils n’ont jamais désiré, jamais anticipé.

Mais comme ils ont été bien formés, ils s’adaptent et jouent le jeu. Jusqu’à ne plus savoir vraiment qui ils sont ni pourquoi ils font ce qu’ils font. Jusqu’à ne même plus se poser la question…

Pour la majorité d’entre eux, et j’en faisais partie, cette vie n’a absolument plus aucun sens. De mon côté, J’ai décidé d’en sortir.

Et vous savez quoi, mon monde ne s’est pas écroulé pour autant, bien au contraire ! Je me rends compte de la multitude d’opportunités qui s’offrent à nous lorsqu’on est sincèrement ouvert sur le monde, surtout avec les compétences que nous avons à disposition !

Alors, mesdames et messieurs les jeunes cadres dynamiques, qu’attendez-vous pour changer ?

 

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6 réactions à A tous ces cadres qui n’ont jamais vraiment choisi, changez !

  1. Francis a écrit:

    Bonjour,

    Je suis tout à fait d’acord, vu que je suis précisément dans ce cas, Grande école en moins, car je n’avais pas les moyens.
    J’ai débuté en bas de’ l’échelle et ai gravis les échelons un à un, sans même réclamer !
    J’ai accepté les promotions/nouveaux Postes/nouveaux projets/ nouvelles responsabilités car cela m’amusais et je n’aimais pas la routine.
    J’ai maison, voiture, chat, vacances à la mer en été ski en hiver.
    J’ai une vie confortable comparé à beaucoup d’autres,

    mais j’ai envie de changer ! j’ai envie de vivre une vie différente où je suis maître de mon destin et non dépendant de décisions de multinationales.

    Donc je n’attend plus et je débute dans le processus de changement et cela demande beaucoup de travail et surtout de l’action !

    J’ai choisi de le faire progressivement sur 2 ans, plutôt que de tout lacher et de repartir à zéro. J’aime le risque mais j’ai une famille (que j’aime) à nourrir !

    A+
    Francis

  2. Christine a écrit:

    C’est très proche de ma situation ! Je n’ai pas encore sauté le pas de la reconversion. Merci pour cet article, on se sont moins incompris. Eh oui, je trouve ça dur de justifier de son envie de changement alors qu’on a eu la « chance » de faire de bonnes études.

    • CharlyCharly a écrit:

      Il n’y a pas à justifier de son envie de changement: seul votre épanouissement compte !
      N’hésitez pas à rendre visite à mon autre site Cap Cohérence, j’ai une super équipe de coach prête à vous épauler dans ces moments !

  3. Flad a écrit:

    Merci ! Je partage à 100% ton analyse: la vie peut être pour certains un « non choix » à répétition. Et c’est là où un site comme fuyonsladefense.com prend tout son sens ; )

  4. Jonathan a écrit:

    Je sors de Dauphine avec un master en informatique et finance, je me laisse porter par les vagues. A mon âge j’ai déjà eu beaucoup d’opportunité et j’ai toujours été copté au sommet d’entreprises à la défense pour des stages et cela sans rien demandé à personne. J’ai touché en tant que stagiaire des salaires que je trouve indécent. Je suis au carrefour de ma vie et tout s’annonce bien. Je suis d’origine africaine je suis né et j’ai vécu toute ma vie en France mais lorsque j’y retourne je suis confronté à la misère et je culpabilise.

    Lorsqu’on me de demande ce que je comte faire de ma vie, je répond que je ne sais pas, pourtant ma vie est sur des rails je travaillerai quoi qu’il arrive dans la finance ou dans l’informatique. ce que je peux dire c’est que mon rêve d’enfance était de devenir pilote d’avion de ligne, je reste toujours passionné par l’aéronautique. Changer de voie maintenant? je n’en ai pas le courage, plus tard? il sera trop tard. Je me repose sur mes lauriers car je suis dans une position confortable.

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